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Choc émotionnel, angoisse et santé mentale¶
L'essentiel
- Détresse immédiate : 3114 ou France Victimes au 116 006.
- Crise d'angoisse : à l'abri, respiration 4-2-6, méthode 5-4-3-2-1.
- Un contrecoup dans les 24 à 72 heures est normal : ne restez pas seul·e.
- Symptômes qui durent plus d'un mois : consultez.
- Coupez les vidéos de violences, faites des pauses, agissez en collectif.
En cas de détresse immédiate
Si vous avez des idées noires ou besoin de parler tout de suite : appelez le 3114 (gratuit, confidentiel, 24 h/24 et 7 j/7) ou France Victimes au 116 006.12
Par où commencer ?
- Une crise d'angoisse ou de panique : sur le moment.
- Quelques jours après : le contrecoup.
- Vous êtes à bout : découragement et épuisement.
- Parler à quelqu'un : qui appeler.
Sur le moment : calmer une crise d'angoisse ou de panique¶
Après une charge, des tirs de grenades, une nasse ou en cellule, le corps peut déclencher une réaction d'alerte intense (cœur qui s'emballe, souffle court, tremblements, impression d'irréalité) :3
- Se mettre à l'abri : éloignez-vous du bruit et de la foule, asseyez-vous le dos appuyé contre un mur.3
- Ralentir la respiration : inspirez par le nez sur 4 secondes, bloquez 2 secondes, soufflez lentement par la bouche sur 6 secondes (l'expiration longue ralentit le rythme cardiaque).
- S'ancrer dans le présent (méthode 5-4-3-2-1) : nommez autour de vous (à voix haute ou dans votre tête) :
- 5 choses que vous voyez ;
- 4 choses que vous pouvez toucher (le sol sous vos pieds, le tissu de votre veste) ;
- 3 sons que vous entendez ;
- 2 odeurs ;
- 1 grande respiration.
- Si vous accompagnez quelqu'un en état de choc : présentez-vous calmement, demandez-lui la permission avant de le ou la toucher, parlez d'une voix posée et proposez-lui de respirer au même rythme que vous.3
Les jours suivants : le contrecoup¶
Il est tout à fait normal de ressentir un contrecoup émotionnel 24 à 72 heures après des violences, une interpellation ou une garde à vue (fatigue brutale, pleurs, irritabilité, insomnies, images qui reviennent en boucle) :42
- Ne restez pas seul·e : parlez de ce que vous avez vécu avec votre binôme, vos proches ou un collectif de soutien, sans minimiser ce que vous ressentez.4
- Relâchez la pression pour « compartimenter » : une manifestation peut être une période éprouvante et, si elle est mal gérée, laisser des traumas à long terme. Prenez le temps de vous détendre, puis d'en discuter à plusieurs si besoin (defusing, puis debriefing).5
- Prenez soin du corps : sommeil, repas chauds, limiter l'alcool et les excitants, et couper les vidéos de violences pendant quelques jours.
- Quand consulter un·e professionnel·le ? Si les cauchemars, les sursauts au moindre bruit, les flash-backs, l'angoisse ou l'évitement des lieux publics persistent plus d'un mois après les faits, il peut s'agir d'un trouble de stress post-traumatique (TSPT), qui se soigne très bien lorsqu'il est pris en charge. Consultez un médecin ou un centre régional du psychotraumatisme (Cn2r — psychotraumatisme).4
Découragement et épuisement militant¶
Face à la violence de l'actualité ou à la répression, la tristesse, la colère ou le sentiment d'impuissance sont fréquents :
- Coupez les flux en continu : s'informer 1 ou 2 fois par jour auprès de sources fiables suffit ; regarder des images de violences en boucle épuise sans aider personne.
- Passez le relais sans culpabiliser : une mobilisation tient dans la durée parce que chacun·e peut faire une pause quand il ou elle est à bout.
- Agissez en collectif : l'action collective (caisse de solidarité, cantine, collage, groupe local) rompt l'isolement et redonne prise sur les événements.
Qui appeler (gratuit et confidentiel)¶
| Service | Numéro | Pour qui et quand |
|---|---|---|
| 3114 — Numéro national de prévention du suicide | 3114 | Détresse psychologique, idées suicidaires — professionnel·les du soin, 24 h/24, 7 j/71 |
| France Victimes (116 006) | 116 006 | Victimes de violences (dont violences policières) — écoute psychologique et juridique, 7 j/72 |
| Fil Santé Jeunes (0 800 235 236) | 0 800 235 236 | Jeunes de 12 à 25 ans — écoute et tchat anonymes, tous les jours de 9 h à 23 h6 |
| 3919 — Violences Femmes Info | 3919 | Victimes de violences sexistes et sexuelles — 24 h/24, 7 j/77 |
| Nightline France | En ligne / tél. | Étudiant·es — écoute nocturne par et pour les étudiant·es (21 h – 2 h 30)6 |
| Cn2r — psychotraumatisme | En ligne | Annuaire des centres régionaux de prise en charge du psychotraumatisme (adultes et mineur·es)4 |
| Psycom — Santé mentale Info | En ligne | Toutes les lignes d'écoute et structures publiques de santé mentale près de chez vous6 |
Toutes les ressources « soutien psychologique » dans l'annuaire
Vous êtes dans l'une de ces situations ? déprimé·e, triste ou à bout · blessé·e · lycéen·ne
Sources¶
Chaque note renvoie à la source de l'information. En cas d'urgence médicale ou psychologique, appelez le 3114 ou le 15.
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3114 — Numéro national de prévention du suicide · Sourcé par IA le · à vérifier par un humain ↩↩
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France Victimes — 116 006 · Sourcé par IA le · à vérifier par un humain ↩↩↩
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Street medics — Les gestes à adopter en manif (brochure) · Sourcé par IA le · à vérifier par un humain ↩↩↩
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Cn2r — Livret de présentation (psychotraumatisme) · Sourcé par IA le · à vérifier par un humain ↩↩↩↩
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Medicaction — Les gestes à adopter en manif (fiche recto-verso, juillet 2024) · Sourcé par IA le · à vérifier par un humain ↩
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Psycom — Les lignes d'écoute · Sourcé par IA le · à vérifier par un humain ↩↩↩
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Arrêtons les violences — 3919, Violences Femmes Info · Sourcé par IA le · à vérifier par un humain ↩