Pas encore relu par un·e avocat·e. Informations sourcées, à confirmer.
Groupes Signal : tenir les groupes¶
Groupes Signal : vue d'ensemble
Mots utilisés ici : les groupes (public, sas, confiance), les rôles (RH, gardien·ne…) et le vocabulaire.
Fermer un groupe¶
Signal ne permet pas de supprimer un groupe pour tout le monde : le fermer, c'est retirer les membres un par un puis le quitter, après avoir comparé sa liste avec celle du nouveau groupe s'il y en a un (voir le cas B). Notez ensuite l'identifiant comme fermé au registre.
| On le ferme | Pourquoi |
|---|---|
| Le groupe sas, après sa rencontre (sauf s'il est gardé en secours) | Il a servi une fois ; sa liste de membres est connue de personnes non validées. Elles n'y ont vu que l'heure, le lieu et des noms de militant·e : les en retirer suffit pour la suite, mais ce qui est déjà sur leur téléphone y reste |
| Fuite non identifiée (cas B) | La fuite est peut-être encore dedans : on déménage, puis on ferme l'ancien |
| Le groupe temporaire, à la fin de sa journée ou de sa mobilisation | Il ne sert plus |
| Le groupe ne sert plus (campagne finie, équipe dissoute, fusion) | Un groupe dormant reste sur tous les téléphones, avec son historique et ses membres : exposé en cas de saisie, pour rien |
| Le groupe est trop grand | On le divise en nouveaux groupes, puis on ferme l'ancien (ou on le garde comme l'un d'eux) |
On ne le ferme pas pour une fuite connue et retirée (cas A), un membre arrêté (retrait conservatoire), un nom qui a circulé (renommer suffit) ou un conflit (c'est le travail de la modération).
Libellés de rôle¶
Signal permet à chaque membre d'afficher un libellé à côté de son nom. Chacun·e ne peut en mettre un qu'à lui-même ou elle-même, et il ne vaut que dans le groupe où il est créé : à refaire dans chaque groupe. Les libellés sont chiffrés, et les gardien·nes peuvent les réserver aux gardien·nes (Paramètres du groupe › Permissions).1
Un libellé n'indique qu'un rôle de manif (medic, legal…), jamais un rôle d'organisation (secrétaire, RH, gardien·ne, recruteur·se) : ceux-là désignent les personnes clés et ne servent pas aux autres membres.
Gardez une liste commune dans la charte, pour que tout le monde utilise les mêmes mots, par exemple :
| Libellé | Rôle |
|---|---|
Medic |
Premiers secours |
Legal |
Observation, contacts avocat·es, suivi des interpellations |
Construction |
Banderoles, pancartes, matériel |
Logistique |
Transport, nourriture, stockage |
Com |
Visuels, annonces, réseaux |
- N'importe qui peut s'afficher « Medic » ou « Legal » si tout le monde a le droit de se mettre un libellé : c'est une indication, pas une preuve. Dans le groupe public et le groupe sas, réservez les libellés aux admins ; ailleurs, vérifiez en vrai (voir le rôle medic ou legal), comme pour un brassard.
- Les rôles de manif se répartissent entre les membres déjà présents, selon leurs capacités, et les libellés suivent : un libellé indique le rôle tenu en ce moment, pas un statut. Quand le rôle passe à quelqu'un d'autre, l'ancien titulaire retire son libellé et le nouveau met le sien.
- Un libellé se voit sur un téléphone saisi : dans les grands groupes, seulement les rôles de manif utiles aux autres, jamais un rôle d'organisation (RH, secrétaire, gardien·ne), et pas de libellé qui désigne un niveau (« orga », « noyau »).
Sans libellé, les rôles se connaissent autrement : la mention « Admin » désigne déjà les gardien·nes ; être dans le sous-groupe Medic, c'est être medic ; le ou la secrétaire présente les rôles à la rencontre, et un tour rapide au début d'une action (« qui est medic, qui est legal aujourd'hui ? ») suffit. Évitez le champ « À propos » du profil : il se voit dans toutes vos conversations.
Se coordonner¶
- Demandez en nommant quelqu'un : plus il y a de monde, moins chacun·e répond, car tout le monde pense qu'un·e autre va le faire. C'est l'effet du témoin,2 et il existe aussi dans les discussions en ligne, sauf quand on nomme la personne à qui l'on demande.3
- Le jour d'une action, les personnes qui coordonnent se retrouvent en vrai, ou dans un groupe temporaire.
- Personne n'est dans tous les sous-groupes pour faire le lien : une seule personne présente partout exposerait toute la famille avec un seul téléphone saisi. Les échanges entre équipes passent par le groupe de confiance, et entre familles par des liaisons.
- Pas de groupe « orga » qui réunit toutes les RH, tous les gardien·nes et tous les secrétaires, ni de réunion où toutes ces personnes sont présentes en même temps : un seul téléphone saisi, ou une seule descente, les livrerait toutes. Le 21 juin 1943, à Caluire, l'arrestation de Jean Moulin et des responsables de la Résistance qu'il avait réunis au même endroit a montré ce risque.4 Les rôles clés se coordonnent en vrai, ou en petits groupes de 2 ou 3 personnes, par sujet.
Relier plusieurs familles¶
Plutôt qu'un grand groupe de confiance, plusieurs familles de 25 personnes se coordonnent par des agents de liaison. Ces tailles et cette méthode sont des repères de bon sens, pas des règles établies.
- Chaque famille désigne deux liaisons, connues de ses RH : si l'une est absente ou arrêtée, le lien tient. Elles changent régulièrement, pour qu'une même personne ne reste pas le point faible.
- Les liaisons se retrouvent dans un groupe de liaison, avec son propre identifiant tiré au hasard (
MVT-VIL-8R3-Liaison), jamais celui d'une des familles. Aucune personne n'est dans le groupe de confiance de deux familles. - De préférence, une liaison n'est ni RH ni gardien·ne, pour ne pas rassembler les personnes qui détiennent les listes (voir plus haut).
- Elles ne transmettent que l'essentiel : un lieu, une heure, une décision. Jamais une liste de membres, ni l'identité de qui que ce soit.
- Sur un téléphone saisi, on voit la famille de la liaison et le groupe de liaison, pas l'autre famille.
- Pour une urgence qui concerne tout le monde, passez par le groupe public, qui ne contient rien de sensible : la liaison est plus lente.
Le groupe temporaire¶
Pour s'organiser vite, pour une journée d'action ou le temps d'une mobilisation, avec des personnes qu'on vient de rencontrer : un groupe jetable, à utiliser en partant du principe que la police peut y être. Il est à côté de l'entonnoir, pas dedans : il ne mène pas au groupe de confiance.
- Pour une journée : créé sur place par n'importe qui ; on y ajoute les personnes présentes par nom d'utilisateur, en vrai, sans lien ni code QR de groupe. Messages éphémères de quelques heures.
- Pour une mobilisation (quelques jours à deux semaines) : on y entre après une rencontre avec un·e secrétaire (code QR du compte scanné, réglages faits), sans garant·e ; messages éphémères d'un jour.
- Dans les deux cas : un nom neutre, sans mouvement ni ville (
J-7Q, par exemple) ; le délai d'effacement réglé avant d'inviter qui que ce soit.5 - Seulement du pratique : « medic demandé·e devant la gare », « on se replie rue X », « besoin d'eau ». Pas de noms, pas de photos de visages, rien d'illégal.
- Aucun lien avec les groupes de confiance : on n'y ajoute personne depuis eux, on ne les mentionne pas.
- Fermé à la fin de la journée ou de la mobilisation : l'admin retire tout le monde et quitte le groupe ; chacun·e supprime la conversation.6 Les personnes qu'on y a vues agir ont alors leurs garant·es pour le groupe de confiance.
- Après un sas, pour se retrouver en vrai à une action organisée par d'autres : on peut réutiliser le sas lui-même, nettoyé et renommé, mais seulement pour se donner rendez-vous (voir les voir agir). Pour s'organiser, c'est le groupe temporaire.
- Sans réseau, Briar ou Meshtastic (communiquer pendant une manif), ou pas de téléphone du tout : binômes et point de rendez-vous fixé à l'avance.
Mineur·es dans les groupes¶
Lycéen·nes et adultes peuvent militer ensemble, avec des règles en plus :
- Ne poussez jamais un·e mineur·e à une action illégale (blocus, dégradation) : provoquer directement un·e mineur·e à commettre un délit est puni de 5 ans de prison, et de 7 ans aux abords d'un établissement scolaire ou pour un·e mineur·e de moins de 15 ans.7
- Groupes séparés pour les lycéen·nes quand c'est possible, avec des gardien·nes lycéen·nes.
- Pas d'échange privé adulte-mineur·e sans nécessité ; tout passe par le groupe.
- Aucune photo de mineur·es.
- En garde à vue, les mineur·es sont souvent pressé·es de donner des noms : moins ils et elles en connaissent, mieux ils et elles sont protégé·es (guide lycéen).
Précédent : Créer et régler les groupes · Suivant : Groupe compromis
Sources¶
Chaque note renvoie à la source de l'information. Les textes de loi évoluent : vérifiez la date de la source et, en cas de doute, demandez à un·e avocat·e.
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Signal — Label yourself (libellés de membres dans les groupes) · Sourcé par IA le · à vérifier par un humain ↩
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Darley et Latané (1968) — Bystander intervention in emergencies: diffusion of responsibility · Sourcé par IA le · à vérifier par un humain ↩
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Markey (2000) — Bystander intervention in computer-mediated communication, Computers in Human Behavior · Sourcé par IA le · à vérifier par un humain ↩
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Ordre de la Libération — Jean Moulin (arrestation de Caluire, 21 juin 1943) · Sourcé par IA le · à vérifier par un humain ↩
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Signal — Configurer et gérer les messages éphémères · Sourcé par IA le · à vérifier par un humain ↩
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Signal — Supprimer des messages, des alertes ou des conversations · Sourcé par IA le · à vérifier par un humain ↩
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Code pénal, art. 227-21 (provocation d'un mineur à commettre un crime ou un délit) · Sourcé par IA le · à vérifier par un humain ↩