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Blessé·es et mort·es en manifestation

Les bases de recensement spécialisées qui suivent les dossiers individuels au fil des ans, et une frise de grands repères historiques et bilans par mouvement (1891 à aujourd'hui).

Nos règles et limites

  • Pas de duplication des bases spécialisées : le suivi individuel des victimes et des procédures judiciaires au long cours est assuré par les rédactions et collectifs ci-dessous (Basta!, Désarmons-les, Mutilés pour l'exemple, Allô Place Beauvau). Notre frise se limite aux jalons historiques majeurs et aux bilans globaux.
  • Chaque entrée renvoie à ses sources : décision de justice, enquête, recensement reconnu ou média d'investigation.
  • Par respect pour les personnes, seules sont nommées les victimes décédées ou dont le cas est déjà largement public ; les blessé·es figurent sous forme de bilans. Aucun·e mineur·e en vie n'est nommé·e.
  • Biais et limites connus : faute de statistique publique complète, ces données reposent sur les cas signalés aux collectifs ou couverts par la presse et ne sont pas exhaustives. Les suites judiciaires prennent souvent des années et beaucoup de plaintes sont classées sans suite ou s'achèvent par un non-lieu faute d'auteur identifié.
  • Pas de détails choquants inutiles. Une erreur, un oubli ? Signalez-le.

Les bases de recensement de référence

Il n'existe pas de statistique officielle complète : ces bases spécialisées, tenues par des médias et des collectifs, documentent et mettent à jour les cas un par un.

Grands repères historiques et bilans

  1. Armée · Fourmies (Nord)

    Fusillade de Fourmies

    9 morts

    La troupe tire sur une manifestation ouvrière du 1er Mai pour la journée de huit heures ; parmi les morts, des jeunes.

    Justice : Aucune poursuite — Aucun militaire poursuivi. En revanche, neuf manifestants sont condamnés à 2 à 4 mois de prison, et deux organisateurs (dont Paul Lafargue) à de la prison ou des travaux forcés. (Wikipédia — Fusillade de Fourmies)

    Sources : Wikipédia — Fusillade de Fourmies

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  2. Armée · Narbonne (Aude)

    Fusillades de Narbonne (révolte des vignerons)

    5 morts le 20 juin, au moins 7 en deux jours ; environ 33 blessés

    Pendant la révolte viticole du Midi, la troupe tire sur la foule les 19 et 20 juin après l'arrestation du maire Ernest Ferroul ; parmi les morts, un adolescent de 14 ans et une jeune femme de 20 ans.

    Sources : Wikipédia — Révolte des vignerons de 1907

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  3. Gendarmerie · Vigneux (Essonne)

    Grève de Draveil : tirs à Vigneux

    2 morts, une dizaine de blessés

    Des gendarmes tirent sur des grévistes terrassiers et carriers réunis en salle ; un ouvrier de 48 ans et un jeune de 17 ans sont tués.

    Sources : Wikipédia — Grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges

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  4. Armée · Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne)

    Grève de Draveil : Villeneuve-Saint-Georges

    4 morts, plus de 200 blessés

    Cinq régiments de cavalerie et des gendarmes chargent et tirent sur la manifestation de soutien aux grévistes.

    Sources : Wikipédia — Grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges

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  5. Police · Merlebach, Firminy, Alès

    Grève des mineurs de 1948

    3 mineurs tués par les forces de l'ordre ; 5 ou 6 morts au total

    Contre la grève, le gouvernement envoie CRS et armée dans les bassins miniers : un mineur tué à coups de crosse par des CRS (8 octobre), un autre abattu par la police (22 octobre), un troisième tué par une rafale de mitraillette (26 octobre).

    Sources : Wikipédia — Grève des mineurs de 1948

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  6. Police · Brest (Finistère)

    Édouard Mazé

    1 mort

    Ouvrier et militant CGT de 26 ans, tué d'une balle dans la tête par les forces de l'ordre lors d'une manifestation d'ouvriers du bâtiment et de dockers en grève.

    Justice : Non-lieu ou classement sans suite — Non-lieu : l'auteur du tir n'a pas pu être identifié « avec certitude ». (Wikipédia — Édouard Mazé)

    Sources : Wikipédia — Édouard Mazé

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  7. Police · Paris, place de la Nation

    Massacre du 14 juillet 1953

    7 morts

    À la fin d'un défilé autorisé du PCF et de la CGT, la police tire sans sommation sur le cortège des militants indépendantistes algériens : six Algériens et un syndicaliste français sont tués.

    Justice : Non-lieu ou classement sans suite — Non-lieu en faveur des policiers ; aucun n'est poursuivi. (Wikipédia — Massacre du 14 juillet 1953 à Paris)

    Sources : Wikipédia — Massacre du 14 juillet 1953 à Paris

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  8. Police · Paris

    Massacre du 17 octobre 1961

    De 32 à plus de 200 morts selon les sources, dont des manifestant·es jeté·es dans la Seine ; plus de 11 000 arrestations

    Manifestation pacifique d'Algérien·nes contre un couvre-feu discriminatoire, réprimée sous l'autorité du préfet Maurice Papon. Reconnaissances officielles en 2012 (« sanglante répression »), 2021 (« crimes inexcusables pour la République ») et résolution de l'Assemblée nationale en 2024.

    Justice : Amnistie — Aucune poursuite : la loi d'amnistie de 1966 couvre la répression des manifestations de 1961 et 1962. (Wikipédia — Affaire de la station de métro Charonne)

    Sources : Larousse — Massacre du 17 octobre 1961 · Élysée — Déclaration du président de la République sur le 17 octobre 1961 (2012) · Al Jazeera — Macron dénonce un massacre « inexcusable » des manifestants algériens (2021) · LCP — L'Assemblée nationale reconnaît et condamne le « massacre des Algériens du 17 octobre 1961 à Paris »

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  9. Police · Paris

    Métro Charonne

    9 morts

    Des manifestant·es contre l'OAS et la guerre d'Algérie meurent écrasé·es ou frappé·es lors de la répression policière.

    Justice : Amnistie — Aucune poursuite : la loi d'amnistie de 1966 couvre la répression des manifestations de 1961 et 1962. (Wikipédia — Affaire de la station de métro Charonne)

    Sources : Wikipédia — Affaire de la station de métro Charonne

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  10. Gendarmerie · Flins-sur-Seine (Yvelines)

    Gilles Tautin

    1 mort

    Lycéen de 17 ans, noyé dans la Seine près de l'usine Renault en grève. Selon les témoins, le groupe fuyait une charge de gendarmes et a été empêché de sortir de l'eau ; les autorités ont soutenu que les jeunes s'étaient jetés à l'eau d'eux-mêmes.

    Sources : Wikipédia — Affaire Gilles Tautin

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  11. Police · Sochaux (Doubs)

    Usine Peugeot de Sochaux

    2 morts

    Lors de l'évacuation de l'usine occupée, un ouvrier serrurier est tué par balle par les CRS ; un autre meurt en tombant d'un mur.

    Sources : Wikipédia — Affaire Gilles Tautin

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  12. Gendarmerie · Creys-Malville (Isère)

    Vital Michalon

    1 mort

    Professeur de 31 ans tué lors d'un rassemblement contre la centrale nucléaire Superphénix, les poumons éclatés par une explosion. Selon Basta!, un éclat de grenade offensive tirée par des gendarmes mobiles ; le parquet a d'abord évoqué un arrêt cardiaque et un engin artisanal, que retient aussi une expertise de 1979.

    Justice : Non-lieu ou classement sans suite — Plainte de la famille : non-lieu, les enquêtes n'ayant pas éclairci les circonstances de la mort. (Wikipédia — Vital Michalon · Basta! — Morts à la suite d'interventions policières (base de données, 1977-2022))

    Sources : Basta! — Morts à la suite d'interventions policières (base de données, 1977-2022) · Wikipédia — Vital Michalon

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  13. Police · Paris

    Malik Oussekine

    1 mort

    Étudiant de 22 ans tué par des policiers en marge du mouvement contre la loi Devaquet.

    Justice : Condamnation — Cour d'assises de Paris : deux policiers condamnés à 5 ans et 2 ans de prison avec sursis pour coups mortels ; le parquet avait requis de la prison ferme. (Wikipédia — Affaire Malik Oussekine)

    Sources : Wikipédia — Affaire Malik Oussekine

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  14. Police · Amiens (Somme)

    Lucien Barbier

    1 mort

    Retraité de 62 ans, militant PC et CGT, matraqué par des policiers lors d'une manifestation pour le passage du TGV Nord par Amiens ; crâne fracturé, il meurt vingt jours plus tard.

    Justice : Responsabilité de l'État (justice administrative) — Plainte contre X de la famille ; le tribunal administratif d'Amiens condamne l'État à verser un franc symbolique (octobre 1994). (Basta! — Morts à la suite d'interventions policières (base de données, 1977-2022))

    Sources : Basta! — Morts à la suite d'interventions policières (base de données, 1977-2022)

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  15. Police · Paris, rue des Chartreux

    Sébastien Deyzieu

    1 mort

    Militant nationaliste de 22 ans. Poursuivi par des policiers en civil après une manifestation d'extrême droite interdite, il chute du toit d'un immeuble en tentant de fuir et meurt deux jours plus tard. L'enquête conclut à un accident ; selon Basta!, les circonstances restent troubles.

    Justice : Non-lieu ou classement sans suite — Classement sans suite (1994). (Basta! — Morts à la suite d'interventions policières (base de données, 1977-2022))

    Sources : Basta! — Morts à la suite d'interventions policières (base de données, 1977-2022)

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  16. Extrême droite · Paris, pont du Carrousel

    Brahim Bouarram

    1 mort

    En marge du défilé du Front national du 1er Mai, un militant d'extrême droite pousse dans la Seine ce Marocain de 29 ans, qui se noie.

    Justice : Condamnation — Le meurtrier est condamné à 8 ans de prison ; trois complices à 5 ans dont 4 avec sursis pour non-assistance à personne en danger. (Wikipédia — Affaire Brahim Bouarram)

    Sources : Wikipédia — Affaire Brahim Bouarram

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  17. Police · Mamoudzou (Mayotte)

    El Anziz Ali

    1 mort

    Homme de 39 ans mort lors d'une manifestation contre la vie chère, après des affrontements avec la police. L'autopsie relève une perforation du cœur ; des témoins parlent d'une grenade ou d'un tir de LBD au thorax, les autorités ont d'abord évoqué un malaise puis le massage cardiaque.

    Justice : Non-lieu ou classement sans suite — Classement sans suite (2012). (Basta! — Morts à la suite d'interventions policières (base de données, 1977-2022))

    Sources : Basta! — Morts à la suite d'interventions policières (base de données, 1977-2022)

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  18. Gendarmerie · Sivens (Tarn)

    Rémi Fraisse

    1 mort

    Militant écologiste de 21 ans tué par une grenade de gendarmerie ; la grenade OF-F1 est interdite en 2017.

    Justice : Non-lieu ou classement sans suite — Non-lieu pour le gendarme, confirmé en appel (2020) et en cassation (2021). L'État est déclaré responsable sans faute par la justice administrative, et la CEDH condamne la France pour violation du droit à la vie le 27 février 2025. (Wikipédia — Mort de Rémi Fraisse · Le Temps — La CEDH condamne la France pour violation du droit à la vie de Rémi Fraisse)

    Sources : Wikipedia — Killing of Rémi Fraisse (interdiction de la grenade OF-F1) · Le Temps — La CEDH condamne la France pour violation du droit à la vie de Rémi Fraisse

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  19. Police · Paris, place de la République

    Laurent Théron (loi Travail)

    1 syndicaliste éborgné

    Syndicaliste de SUD, il perd l'usage de l'œil droit, touché par une grenade de désencerclement lancée par un CRS ; les juges d'instruction estiment le tir « hors de tout cadre légal ».

    Justice : Relaxe ou acquittement — Renvoyé devant la cour d'assises en 2019, le CRS est acquitté au nom de la légitime défense ; le parquet ne fait pas appel. La victime saisit la CEDH. (Tendance Ouest — Un policier renvoyé aux assises pour un tir de grenade injustifié · Politis — Le CRS ayant mutilé Laurent Theron définitivement acquitté)

    Sources : Politis — Syndicaliste blessé à l'œil : deux vidéos pointent la responsabilité des CRS · Tendance Ouest — Un policier renvoyé aux assises pour un tir de grenade injustifié

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  20. Gendarmerie · Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique)

    Maxime Peugeot (Notre-Dame-des-Landes)

    1 main arrachée

    Étudiant de 21 ans, il a la main arrachée par l'explosion d'une grenade GLI-F4 lors de l'évacuation de la ZAD par les gendarmes ; il a reconnu l'avoir ramassée et dit ne pas avoir voulu la renvoyer. Cette grenade, mise en cause dans plusieurs mutilations, est retirée en janvier 2020.

    Justice : Procédure en cours — L'enquête préliminaire du parquet de Saint-Nazaire est classée sans suite le 10 août 2018. Il porte alors plainte avec constitution de partie civile devant le juge d'instruction de Rennes, visant le gendarme, sa hiérarchie, le fabricant de la grenade et les autorités qui l'ont maintenue en service. Suite inconnue à ce jour. (France 3 — Main arrachée à Notre-Dame-des-Landes : l'étudiant porte plainte avec constitution de partie civile)

    Sources : Reporterre — Maxime Peugeot, l'étudiant gravement blessé par les gendarmes sur la Zad, porte plainte · Public Sénat — Castaner annonce le retrait symbolique d'une grenade controversée

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  21. Police · France

    Gilets jaunes : mutilations

    24 éborgné·es, 5 mains arrachées (2018-2019)

    Le recensement du collectif « Mutilés pour l'exemple » compte 24 personnes ayant perdu un œil et 5 une main, principalement par des tirs de LBD et des grenades ; plus de 13 000 tirs de LBD en quelques mois.

    Sources : Politis — Les « mutilés pour l'exemple » marchent et accusent · Public Sénat — Gilets jaunes : plus de 13 000 tirs de LBD

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  22. Police · Marseille

    Zineb Redouane

    1 morte

    Femme de 80 ans touchée au visage par une grenade lacrymogène alors qu'elle fermait sa fenêtre, au passage d'une manifestation ; elle meurt le lendemain.

    Justice : Procédure en cours — Information judiciaire dépaysée à Lyon ; le CRS auteur du tir est mis en examen pour homicide involontaire. (Wikipédia — Mort de Zineb Redouane)

    Sources : Wikipédia — Mort de Zineb Redouane · Amnesty International France — Justice pour Zineb Redouane

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  23. Police · Nice

    Geneviève Legay

    1 blessée grave

    Militante de 73 ans blessée à la tête lors d'une charge policière.

    Justice : Condamnation — Le commissaire qui a ordonné la charge est condamné à 6 mois de prison avec sursis pour complicité de violences (8 mars 2024), sans inscription au casier ; peine confirmée en appel. L'État est aussi jugé responsable. (LyonMag — Affaire Geneviève Legay : le commissaire ayant ordonné la charge condamné · Lyon Capitale — Six mois avec sursis confirmés en appel pour le commissaire · Politis — Affaire Geneviève Legay : l'État jugé responsable)

    Sources : L'Avenir — La manifestante blessée à Nice a bien été poussée par un policier · LyonMag — Affaire Geneviève Legay : le commissaire ayant ordonné la charge condamné

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  24. Police · Nantes

    Steve Maia Caniço

    1 mort

    Lors de la Fête de la musique, une intervention policière précède sa chute dans la Loire ; son corps est retrouvé en juillet.

    Justice : Relaxe ou acquittement — Le commissaire jugé pour homicide involontaire est relaxé par le tribunal correctionnel de Rennes ; le parquet ne fait pas appel. (Wikipédia — Mort de Steve Maia Caniço)

    Sources : Wikipédia — Mort de Steve Maia Caniço

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  25. Gendarmerie · Sainte-Soline (Deux-Sèvres)

    Sainte-Soline

    Nombreux blessés graves

    Manifestation contre les méga-bassines ; des images de caméras-piétons de gendarmes montrent des tirs tendus de grenades, interdits.

    Justice : Procédure en cours — Plainte des quatre blessés les plus graves classée sans suite fin 2025 ; en décembre 2025, le parquet de Rennes ouvre une information judiciaire sur les tirs tendus de grenades. (Reporterre — Classement sans suite, preuves non exploitées : trois ans après Sainte-Soline)

    Sources : Reporterre — Les vidéos des gendarmes à Sainte-Soline révélées par Mediapart et Libération · franceinfo — Tirs tendus, insultes : ce que révèlent les vidéos de Sainte-Soline

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  26. Bilan global (plusieurs causes) · France

    Mouvement lycéen et étudiant : bilan

    Plus de 200 élèves et 147 personnels blessés ; plus de 800 policiers et gendarmes blessés (au 13 octobre)

    Blocus et manifestations pour plus d'enseignant·es et de moyens. Au 9 octobre, 6 877 personnes placées en garde à vue, dont 86 % de mineur·es (ministère de la Justice). L'usage des grenades assourdissantes est suspendu le 7 octobre dans le cadre de ces mobilisations.

    Sources : Wikipédia — Mouvement lycéen et étudiant de 2026 en France · Amnesty International France — Mouvement lycéen : des mineurs face à la répression

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  27. Police · Tours

    Lycéen éborgné à Tours

    1 lycéen de 16 ans ayant perdu un œil

    Touché par un tir de lanceur de balles de défense (LBD) lors d'une mobilisation lycéenne.

    Justice : Procédure en cours — La famille porte plainte pour violences par personne dépositaire de l'autorité publique. Selon la procureure de Tours, les lésions sont compatibles avec un tir de LBD ; l'enquête est confiée à l'IGPN. (franceinfo — Lycéen éborgné à Tours : la famille porte plainte)

    Sources : LDH — Violente répression du mouvement lycéen (9 octobre 2026)

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  28. Police · Lens (Pas-de-Calais)

    Lycéen mutilé à Lens

    1 lycéen de 15 ans ayant perdu une main

    Blessé par une grenade lors d'une mobilisation lycéenne ; deux jours plus tard, l'usage des grenades assourdissantes est suspendu pour ces mobilisations.

    Justice : Procédure en cours — Enquête pour violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, confiée à l'IGPN. Selon le procureur de Béthune, une grenade explosive a été lancée après des sommations et deux grenades lacrymogènes ; il ne peut établir si le lycéen l'a ramassée ou si elle a été lancée sur lui. (franceinfo — Main arrachée par une grenade près d'un lycée de Lens : enquête de l'IGPN)

    Sources : LDH — Violente répression du mouvement lycéen (9 octobre 2026) · Wikipédia — Mouvement lycéen et étudiant de 2026 en France

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  29. Extrême droite · Une quinzaine de villes

    Agressions d'ultradroite en marge des manifestations

    Blessé·es

    Des groupes d'ultradroite, souvent masqués, attaquent des manifestant·es dans une quinzaine de villes.

    Sources : franceinfo — Violences de l'ultradroite en marge des manifestations du 24 octobre · Basta! — L'extrême droite agresse à Montpellier sous les yeux de la police

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Voir aussi : répressions et désinformation documentées · ce que la rue a obtenu.

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